08/01/2013

Réserve

Une question me taraude ce soir : il me reste toujours une réserve en fin de course. J'ai constaté cela sur tous types de course, mon inconscient ou autre chose dans le cerveau doit gérer des réserves qui permettent de faire la dernière ligne droite ou le dernier km. Je ne pense pas être seul dans ce cas. Cette stratégie "inconsciente" ne serait-elle pas un facteur limitant la performance ? Le cerveau piloterait en gardant sous le coude des réserves au cas oú ? Ou alors il s'agit de la derniere cartouche ? Que pourrait-on gagner á ne rien conserver ? Vous en pensez quoi vous ? Et vous n'etes pas obligé de dire que j'ai fumé la moquette ;)

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Commentaires

Je constate le même phénomène depuis quelques années.
Et bien que je sais que j'en ai encore sous le pied, je n'arrive pas à accélérer en fin d'épreuve ; mais je pourrai encore continuer quelques kilomètres au même rythme.
Avec la prise d'âge, un "bridage" semble s'installer.
PhT

Écrit par : Philippe T | 08/01/2013

J'ai constaté cela aussi sur certaines courses alors j'ai testé un départ plus rapide (mais cela se limite au 10 bornes et semi pour moi) en me disant cette fois je n'aurai pas de marge à l'arrivée.
Résultat : pas de malgre à l'arrivée et de moins bons chronos...
A ne rien conserver on peut perdre beaucoup...

Pour ce qui est d'accélerer en cours d'effort, je vote les footings progressifs de Didier ;-).

Écrit par : Damien B | 09/01/2013

Surfant sur le web durant une garde je suis tombé sur ton site et ton questionnement...
En fait, je peux t'apporter la réponse d'un universitaire (sic!!) cela s'appelle le "movnat" ou natural movement : philosophie US estampillée naturaliste de part sa croyance qui consiste lors d'une course à ne pas tout donner et garder systématiquement une possibilité de réserve à l'instar de nos ancêtres qui couraient bcp mais avaient toujours une réserve au cas où ils devaient parer à un danger. Ce courant de pensée s'applique à la course et revient sur le devant de la scène avec le mouvement barefoot, crudivorisme etc...

Sur ce je retourne au bloc et surtout Bonne année 2013 à toi

Julien Girard

Écrit par : Girard Julien | 09/01/2013

moi aussi c est comme ca mais je prefere ca que de finir a la ramasse et m affaler dans les barrieres du couloir d arrivee
je ne suis pas sur de gagner beaucoup en ne gardant rien

Écrit par : roland | 09/01/2013

Force est de constater que même en donnant tout, je ne devrais pas finir trop loin de la fin dimanche à Fourmes, du coup, je préfère rester "beau" dans la douleur et ne pas tout donner ! (puis au moins cela permet de dire, "j'était tranquille !") ... ;-)

Écrit par : Guillaume | 09/01/2013

ce billet fait réagir et je me sens un peu moins seul avec ma question ! merci les amis. Notez bien que ma question portait sur la façon dont le cerveau gérait à notre insu une réserve. A l'Annecîmes l'an dernier, j'étais mort et pourtant j'arrive à finir mes 500 derniers mètres assez vite avant de m'écrouler et de finir en ambulance. Guerlédan pareil, je suis mort mais une fois revenu dans le village je fus capable de faire 1km à 12 à l'heure. Cerveau qui garde discrètement des capacités ou réserve d'énergie libérable qu'avec un état psychique particulier et qui ne peut durer ?? Je sais que je ne formule pas clairement la question mais avançons pas à pas : allo Delphine ?
d.
PS Très bonne année Julien ;)

Écrit par : didier | 09/01/2013

Evoquerais-tu un lien entre le mental et le physique , les aptitudes au dépassement de Soi , la gestion de la douleur? Ah, quand les difficultés sont plus dans la tête que dans les jambes , ou alors quand le cerveau dit "stop" et que le corps persévére...C'est là qu'intervient alors la préparation mentale , la notion d'efficience (maximum d'efficacité à moindre coût), le discours interne et l'imagerie...et les aptitudes à la résilience.La connaissance de soi et l'acceptation de ses limites est une façon de les surpasser par la suite. Le cerveau conserve des capacités si elles ont été au préalable envisagées , travaillées , ré-évaluées......Peut être aussi que lorsque l'objectif initialement fixé (franchir la ligne d'arrivée) est atteint , le corps est capable d'user d'une récupération "psychique"rapide? Pas sûre, non plus, d'être très claire dans ma reflexion...

Écrit par : delphine | 10/01/2013

Bienheureux ceux qui n'ont pas de cerveau ils n'auront pas de limites ;)

Écrit par : Philippe L | 11/01/2013

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